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20 octobre 2009

Réflexions philosophiques autour d'une soupe...

Ce week-end, avec la baisse des températures, j'ai eu subitement envie d'une soupe, et contrairement à d'habitude, j'ai eu envie de la faire moi même.

J'avoue : tous les hivers j'achète des soupes toutes prêtes en brique, et je fais même parfois pire en mangeant de la soupe en sachet...

J'autorise les ménagères exemplaires et autres Bree Van De Kamp, à me jeter des pierres et à me fouetter avec leurs mixers !

Allez savoir pourquoi, à part pour les soupes froides d'été type gaspacho que je cuisine plutôt pas mal, je n'avais jamais envisagé de faire de la soupe de légumes.

 

Bref, je vais donc acheter quelques beaux mais très classiques légumes de saison, je cherche une recette facile sur le net et je me mijote ma petite soupe qui s'avère assez bonne.

Le lendemain, super fière de moi, j'en parle à des copines, qui ont toutes la même réaction : "oh mon dieu ne me dis pas que tu mangeais des soupes en brique insipides avant ?" et aussi "mais c'est tellement facile une soupe, comment est-ce possible de n'en avoir jamais fait à trente ans passés ?".

 

Par_ici_la_bonne_soupe.jpg
Voilà le type de bouquin que je vais bientôt pouvoir me faire offrir


Et là je commence à réflechir un peu mais pas trop hein faut pas déconner et je me souviens que chez mes parents, ma mère a toujours fait des soupes de légumes du jardin en hiver, c'était même systématiquement l'entrée de tous nos dîners d'octobre à mars au moins...

 

Je suis en train de lire "Mère et fille" d'Eliette Abecassis, rien à voir avec la choucroute, ou plutôt la soupe me direz-vous... Et bien je crois que cette lecture a orienté ma pensée

Pendant des années, depuis que j'ai quitté le cocon familial, je constate que j'ai fait exactement le contraire de ce à quoi on m'avait habituée, comme si quelque part j'étais encore cette ado rebelle qui ne veut pas des règles et codes qu'on essaye de lui inculquer...

Et il faut que je passe mes trois décénnies pour finalement revenir aux classiques !

 

Si j'applique ce raisonnement à d'autres choses que la cuisine, je me rends compte que j'ai été élevée dans un village, quasi à la campagne, et que dès que j'ai pris mon envol, j'ai choisi un appartement au centre d'une grande ville. Et après une bonne dizaine d'années de citadine stressée, je commence peu à peu à aimer le calme de la campagne alors que je l'ai toujours détesté.

 

De la même façon, je me suis toujours dit dans ma jeunesse que je ne serai jamais femme au foyer comme ma mère l'a été pendant longtemps pour élever ses quatre garnements (attention je ne dénigre pas du tout celles qui font ce choix, mais tout simplement je ne m'en sentirais pas capable), que je ne me marierai pas et n'aurai peut être pas d'enfant.

Et bien je commence de plus en plus à réfléchir à mon statut de nullipare (quel magnifique terme, n'est-ce pas ?)  et me surprend parfois à craquer sur des bébés ou des bambins...

 

Ohlala je crois que je deviens comme ma mère !!! C'est grave docteur ?

 

C'est peut être ça vieillir ? Ou tout simplement devenir adulte sur le tard ?