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17 décembre 2009

La greluche et le calendrier de La Poste

Il y a parfois des "coutumes" qui selon moi n'ont plus lieu d'exister.

Un exemple flagrant et qui revient sur le tapis chaque année à la même période : le calendrier de La Poste...

 

Pour vous situer le contexte, j'habite dans une grande ville, en étage et dans un immeuble sans ascenseur.

Je ne vois jamais mon facteur puisque, de peur de devoir monter jusqu'à chez moi, il ne sonne jamais lorsqu'il a un recommandé ou un colis.

Je retrouve systématiquement dans ma boite aux lettres un sympathique petit avis de passage, folle invitation à aller faire la queue pendant au moins une demie-heure le samedi matin dans un lieu magique et glamour : le bureau de poste de mon quartier !

Et je ne parle même pas des colis perdus, ou livrés à quelqu'un d'autre, ça ça fait encore plus rêver...

 

Bref, j'ai donc été très surprise l'année dernière de voir un brave monsieur sonner à ma porte un beau matin et se présenter comme mon facteur qui venait vendre des calendriers.

Je lui ai tendu la main et lui ai balancé un "Enchantée monsieur, je suis heureuse de faire enfin votre connaissance, depuis le temps que vous m'écrivez des mots doux sur vos avis de passage, alors que je suis sagement chez moi et que je pourrais même descendre récupérer directement mon recommandé ou colis !".

 

Il est resté con et a essayé de se défendre en me disant qu'il avait sonné une fois, mais comme il n'y avait personne, il en avait déduit que nous devions travailler et que donc il n'y avait jamais personne chez nous à son heure de passage. Ben voyons !

J'ai donc refusé de lui acheter ses calendriers moisis (rien que le peu de couvertures que j'ai vu, ça m'a fait flipper, je ne suis pas très "chatons qui gambadent au milieu des fleurs" voyez-vous) et il est parti tout penaud.

Il a re-sonné chez moi quelques minutes après pour me dire que finalement il m'offrait son calendrier, j'ai eu beau refuser, il me l'a refourgué de force, croyant sûrement que j'allais être gênée et lui filer des sous quand même.

 

C'est bien mal me connaitre, j'ai fini par accepter cette horreur (en plus il a fait exprès de me filer la pire version chiens-chiens-gnagnan le bougre !) et refermer la porte sans bourse délier.

Je n'ai constaté aucune amélioration dans la distribution du courrier par la suite bien sur.

 

IMG_0837.JPG

Cette année, le voilatipa qui remet ça ! Je l'ai senti venir quand dans la semaine mon chéri m'a dit "ah tiens j'ai enfin vu la tronche du facteur, il est même monté jusqu'à chez nous pour un recommandé didoudidonc !".

 

Donc le facteur et ses calendriers qui puent ont tenté une deuxième approche, et se sont offusqués quand j'ai osé dire que non, toujours pas, je ne voyais vraiment pas pourquoi j'étais redevable de quoi que ce soit envers quelqu'un qui me fait perdre plusieurs samedis matins par an par sa flemmardise. Il m'a bien sur dit que c'était pas vrai, qu'il était venu pour un recommandé il y a à peine quelques jours !

 

Je pense que cette coutume des ventes de calendriers et autres étrennes étaient sans doute justifiée du temps où le facteur faisait presque partie de la famille, rendait des services aux uns aux autres... C'est peut être encore le cas à la campagne, où le facteur dépose le colis chez le voisin en votre absence, discute de la pluie et du beau temps avec les gens qu'il croise.

 

Mais franchement, des grosses feignasses qui ne font déjà même pas le boulot pour lequel elles sont payées, et qui ont le culot de venir gratter des étrennes, moi ça me dépasse !

 

Et vous votre facteur, il est comment : inconnu au bataillon, sympa, professionnel... ?

Et vous achetez son calendrier ?