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25 octobre 2009

"Mademoiselle Chambon"

J'ai été voir "Mademoiselle Chambon" il y a quelques jours et je dois dire que j'ai été un peu déçue.

J'avais entendu dire que ce film était très subtil, et bien je dirais qu'à être trop subtil on en devient vite ennuyeux...

 

Voici le synopsis du film :

Jean (Vincent Lindon) est quelqu'un de bien : un bon maçon, un bon fils, un bon père et un bon mari pour Anne-Marie (Aure Atika).
Un beau jour, dans son quotidien plutôt monotone, entre famille et travail, il croise le chemin de Mademoiselle Chambon, l'institutrice de son fils Jérémy.
Il est un homme de peu de mots, elle vient d'un monde différent. Ils vont être dépassés par l'évidence des sentiments...

Melle_Chambon.jpg

J'ai trouvé que Sandrine Kiberlain incarnait assez justement le personnage éponyme, Mademoiselle Chambon, l'institutrice appréciée de tous bien que quelque peu godiche.

Vincent Lindon est également assez vrai dans son rôle de mari adultère malgré lui.

 

Ce couple d'acteurs, qui était aussi couple à la ville, est indéniablement lié par une belle complicité.
Entre eux, pas de vulgaire jeu de séduction, tout est effectivement dans la subtilité, avec de bien trop longs silences parfois...

 

Ce que je n'ai pas aimé, c'est justement ces longues scènes où il ne se passe pas grand chose.

J'ai aussi trouvé que les deux personnages principaux étaient un peu "clichés" : le maçon pas très cultivé et presque bourru qui rencontre l'institutrice qui lit et qui est passionnée par la musique classique, ça fait un peu "téléphoné" tout ça.

 

Et cadeau bonux : j'ai hérité de deux voisines de siége au ciné qui n'arrêtaient pas de commenter bêtemment le film, qu'est ce que ça peut être gonflant ! Heureusement qu'il n'y avait pas grand chose à comprendre dans les dialogues...

Petit coup de gueule du jour : si vous voulez taper la discut' avec vos copines, allez dans un salon de thé, c'est fait pour ça !

Parce que les gens qui vont au ciné, et bien généralement c'est pour voir et écouter le film, pas pour entendre vos cancans !

 

 

26 septembre 2009

The September issue : Et Vogue la galère !

the_september_issue1.jpg

 

C'est le documentaire dont tous les passionnés de mode parlent en ce moment : "The September issue" (le numéro de septembre en français) de R.J. Cutler, qui nous permet d'entrer dans les coulisses du plus célèbre magazine de mode américain, Vogue.
Cutler a suivi pendant plus de sept mois en 2007 la préparation du numéro de septembre, le plus important de l'année, le plus volumineux (il comporte plus de 800 pages) et le plus attendu puisqu'une américaine sur dix achète ce numéro.



On entre ainsi dans le quotidien de la mythique rédactrice en chef du magazine, Anna Wintour, l'une des icônes les plus puissantes et les plus fascinantes du monde de la mode. Rappelons que "Le diable s'habille en Prada" est tiré du roman de Lauren Weisberger qui a été l'assistante d'Anna Wintour. Même si la romancière a toujours fait savoir que toute ressemblance était fortuite, nombreux sont ceux qui pensent que Madame Wintour a inspiré cette histoire.



"The September issue" traite donc essentiellement du travail d'Anna Wintour et de ses collaborateurs, dont certains se révèlent assez drôles comme l'extravagant André Léon Talley, ou émouvants à l'image de Grace Coddington, la directrice de la création du magazine. Entrée chez Vogue il y a vingt ans, en même temps qu'Anna Wintour, elle a une relation assez particulière avec cette dernière, entre admiration et désacord quasi-permanent.
La dame aux lunettes noires et carré immuable ne s'embarasse pas de sentiments dans ses relations avec son équipe, elle sait ce qu'elle veut et se montre assez tranchante, que ce soit avec ses collaborateurs ou avec les créateurs.
Anna Wintour est à la fois redoutée et adulée, et ce documentaire montre que même si elle n'est pas la tyrannique rédactrice en chef du Diable s'habille en Prada, elle reste froide et déterminée.



Ce que j'ai aimé :

- On voit de jolies choses, notamment lors des séances photos organisées par Grace Coddington, qui crée des ambiances magnifiques sur les photos. J'ai trouvé cette femme très intéressante et émouvante, c'est une véritable artiste.

 

- Certaines scènes sont criantes de réalité qui rassure madame tout le monde, à l'image du shooting avec Sienna Miller, qui arbore une chevelure terne et entre deux longueurs qui ne convient pas. On décide de lui faire porter une perruque mais le résultat est peu concluant, on finira par lui plaquer et lui attacher en arrière. Sur la photo de couverture, on verra que le cou et les dents de Sienna Miller seront bien retouchés.

 

- On sourit aussi à certains moments, comme lors de la scène avec André Léon Talley qui va faire du tennis avec un accoutrement Vuitton des plus bling bling.

 

Bref, à voir, on passe un agréable moment.

Ce documentaire est malheureusement diffusé dans très peu de salles, du moins en province.