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27 octobre 2009

"Les Monologues du vagin"

J'ai enfin vu la fameuse pièce la plus jouée au monde : "Les Monologues du vagin" d'Eve Ensler, créée en 1996 à New York.
A ce jour, les fameux monologues ont été traduits en plus de 40 langues et joués non stop dans de très nombreux pays, dont la France, où la pièce connait toujours un grand succès.

Eve Ensler a compilé des témoignages de plusieurs centaines de femmes sur leur intimité pour en faire un spectacle traitant de nombreux thèmes : la violence infligée au corps féminin, que ce soit sous la forme de violence sexuelle, de mutilation ou de harcèlement, mais également le bonheur d'être femme, et la fierté de la maternité.
Tantôt grave, tantôt drôle, le texte de cette pièce a été porté par des centaines de comédiennes dans le monde entier.

 

Monologues_du_vagin.jpg



Samedi dernier j'ai donc eu l'opportunité de découvrir enfin cette pièce dont j'avais tant entendu parler.

Ce soir là, c'étaient Andréa Fereol, Maimounia Gueye et Adeline Blondieau, toutes trois vêtues de rouge et de noir, qui donnaient une voix à toutes ces femmes. J'ai beaucoup aimé le jeu de la pétillante actrice sénégalaise Maimounia Gueye, et plus particulièrement le passage où elle parle de l'examen gynécologique.

 

J'attendais un peu au tournant l'ex-madame Hallyday en me disant que sortie de "Sous le soleil", elle allait probablement être un peu perdue, mais je dois avouer que la très jolie Adeline Blondieau s'en est plutôt bien sortie, malgré quelques petits ratés dans son texte.

 

J'ai trouvé ces trois femmes toutes belles à leur façon. Dans une mise en scène très minimaliste d'Isabelle Rattier, le trio d'actrices s'est montré convaincant et a su embarquer le public tant féminin (en majorité dans la salle) que masculin.


Mais que les hommes se rassurent, le pendant masculin (sans mauvais jeu de mots) de la pièce existe désormais : "Les monologues du pénis" se jouent depuis quelques temps un peu partout en France… J'ai aussi eu l'occasion d'en voir une représentation l'hiver dernier, et j'ai passé un bon moment.

25 octobre 2009

"Mademoiselle Chambon"

J'ai été voir "Mademoiselle Chambon" il y a quelques jours et je dois dire que j'ai été un peu déçue.

J'avais entendu dire que ce film était très subtil, et bien je dirais qu'à être trop subtil on en devient vite ennuyeux...

 

Voici le synopsis du film :

Jean (Vincent Lindon) est quelqu'un de bien : un bon maçon, un bon fils, un bon père et un bon mari pour Anne-Marie (Aure Atika).
Un beau jour, dans son quotidien plutôt monotone, entre famille et travail, il croise le chemin de Mademoiselle Chambon, l'institutrice de son fils Jérémy.
Il est un homme de peu de mots, elle vient d'un monde différent. Ils vont être dépassés par l'évidence des sentiments...

Melle_Chambon.jpg

J'ai trouvé que Sandrine Kiberlain incarnait assez justement le personnage éponyme, Mademoiselle Chambon, l'institutrice appréciée de tous bien que quelque peu godiche.

Vincent Lindon est également assez vrai dans son rôle de mari adultère malgré lui.

 

Ce couple d'acteurs, qui était aussi couple à la ville, est indéniablement lié par une belle complicité.
Entre eux, pas de vulgaire jeu de séduction, tout est effectivement dans la subtilité, avec de bien trop longs silences parfois...

 

Ce que je n'ai pas aimé, c'est justement ces longues scènes où il ne se passe pas grand chose.

J'ai aussi trouvé que les deux personnages principaux étaient un peu "clichés" : le maçon pas très cultivé et presque bourru qui rencontre l'institutrice qui lit et qui est passionnée par la musique classique, ça fait un peu "téléphoné" tout ça.

 

Et cadeau bonux : j'ai hérité de deux voisines de siége au ciné qui n'arrêtaient pas de commenter bêtemment le film, qu'est ce que ça peut être gonflant ! Heureusement qu'il n'y avait pas grand chose à comprendre dans les dialogues...

Petit coup de gueule du jour : si vous voulez taper la discut' avec vos copines, allez dans un salon de thé, c'est fait pour ça !

Parce que les gens qui vont au ciné, et bien généralement c'est pour voir et écouter le film, pas pour entendre vos cancans !

 

 

22 octobre 2009

Publicité mensongère ?

Vous aviez peut être entendu parler il y a quelques années du projet un peu fou de jeunes allemands qui avaient décidé de comparer les photos des produits alimentaires sur leurs emballage et leur aspect réel, photos en situation à l'appui :

 

http://dilidou.com/2008/12/09/les_produits_alimentaires_s...

 

Pas très ragoûtant hein ?

Enfin il faut dire que certains trucs en photo sur l'emballage ont déjà l'air dégeus, mention spéciale au "Rinderroulade" et au "Grunkhol" (aucune idée de ce que cela peut bien être d'ailleurs).

 

Et bien je me disais ce matin que toutes les greluches de la terre devraient s'unir pour un grand projet similaire appliqué aux vêtements, le maquillage, les sacs etc.

Dès qu'on s'achèterait une nouvelle fringue, on se prendrait en photo avec et on publierait à côté la photo de la pub ou du catalogue correspondant. Histoire de voir "en vrai" ce que telle ou telle sappe rend une fois portée par Madame Toutlemonde quoi !

 

Ca éviterait pas mal de mauvais achats par correspondance par exemple, où de se déplacer pour rien en magasin.

 

Je sais que ce genre de site existe notamment pour les couleurs de maquillage, de vernis à ongle, et la différence entre le rendu et l'aspect catalogue est parfois très grande.

 

Oui je sais j'ai des idées un peu farfelues parfois...

 

 

20 octobre 2009

Réflexions philosophiques autour d'une soupe...

Ce week-end, avec la baisse des températures, j'ai eu subitement envie d'une soupe, et contrairement à d'habitude, j'ai eu envie de la faire moi même.

J'avoue : tous les hivers j'achète des soupes toutes prêtes en brique, et je fais même parfois pire en mangeant de la soupe en sachet...

J'autorise les ménagères exemplaires et autres Bree Van De Kamp, à me jeter des pierres et à me fouetter avec leurs mixers !

Allez savoir pourquoi, à part pour les soupes froides d'été type gaspacho que je cuisine plutôt pas mal, je n'avais jamais envisagé de faire de la soupe de légumes.

 

Bref, je vais donc acheter quelques beaux mais très classiques légumes de saison, je cherche une recette facile sur le net et je me mijote ma petite soupe qui s'avère assez bonne.

Le lendemain, super fière de moi, j'en parle à des copines, qui ont toutes la même réaction : "oh mon dieu ne me dis pas que tu mangeais des soupes en brique insipides avant ?" et aussi "mais c'est tellement facile une soupe, comment est-ce possible de n'en avoir jamais fait à trente ans passés ?".

 

Par_ici_la_bonne_soupe.jpg
Voilà le type de bouquin que je vais bientôt pouvoir me faire offrir


Et là je commence à réflechir un peu mais pas trop hein faut pas déconner et je me souviens que chez mes parents, ma mère a toujours fait des soupes de légumes du jardin en hiver, c'était même systématiquement l'entrée de tous nos dîners d'octobre à mars au moins...

 

Je suis en train de lire "Mère et fille" d'Eliette Abecassis, rien à voir avec la choucroute, ou plutôt la soupe me direz-vous... Et bien je crois que cette lecture a orienté ma pensée

Pendant des années, depuis que j'ai quitté le cocon familial, je constate que j'ai fait exactement le contraire de ce à quoi on m'avait habituée, comme si quelque part j'étais encore cette ado rebelle qui ne veut pas des règles et codes qu'on essaye de lui inculquer...

Et il faut que je passe mes trois décénnies pour finalement revenir aux classiques !

 

Si j'applique ce raisonnement à d'autres choses que la cuisine, je me rends compte que j'ai été élevée dans un village, quasi à la campagne, et que dès que j'ai pris mon envol, j'ai choisi un appartement au centre d'une grande ville. Et après une bonne dizaine d'années de citadine stressée, je commence peu à peu à aimer le calme de la campagne alors que je l'ai toujours détesté.

 

De la même façon, je me suis toujours dit dans ma jeunesse que je ne serai jamais femme au foyer comme ma mère l'a été pendant longtemps pour élever ses quatre garnements (attention je ne dénigre pas du tout celles qui font ce choix, mais tout simplement je ne m'en sentirais pas capable), que je ne me marierai pas et n'aurai peut être pas d'enfant.

Et bien je commence de plus en plus à réfléchir à mon statut de nullipare (quel magnifique terme, n'est-ce pas ?)  et me surprend parfois à craquer sur des bébés ou des bambins...

 

Ohlala je crois que je deviens comme ma mère !!! C'est grave docteur ?

 

C'est peut être ça vieillir ? Ou tout simplement devenir adulte sur le tard ?